Douleur ovaire gauche ménopause : causes et solutions

janvier 19, 2026

Ressentir une douleur ovaire gauche ménopause soudaine alors que nos ovaires sont censés être au repos total a de quoi nous angoisser et nous laisser sans réponse face à ce corps qui évolue. Cette gêne pelvienne ne cible pourtant pas toujours l’organe qu’on soupçonne, mais reflète souvent les impacts collatéraux de nos bouleversements hormonaux sur les tissus voisins, des intestins fragilisés au système urinaire sensible. Explorons ensemble les pistes concrètes pour démêler le vrai du faux, comprendre l’origine précise de ces maux et découvrir les solutions efficaces pour retrouver enfin votre sérénité au quotidien.

  1. Douleur à l’ovaire gauche après 50 ans : on fait le point
  2. Quand la douleur vient vraiment de la sphère gynécologique
  3. Quand vos intestins et votre vessie s’en mêlent
  4. Nos solutions pour apaiser les douleurs et retrouver le confort
  5. Le rendez-vous médical : quand consulter et comment se préparer ?

Douleur à l’ovaire gauche après 50 ans : on fait le point

Cette douleur n’est pas « normale », mais elle s’explique

Une douleur pelvienne après la ménopause n’est jamais anodine, on est bien d’accord. Nos ovaires sont censés être au repos complet, alors pourquoi ce tiraillement soudain qui nous inquiète ? C’est légitime de se poser la question.

Ce n’est plus cette vieille douleur de règles qu’on connaissait par cœur. C’est un signal différent, parfois plus sourd, que notre corps nous envoie aujourd’hui. Il faut l’écouter, bien sûr, mais sans céder à la panique immédiate. La plupart du temps, l’explication est bien plus simple et bénigne qu’on ne l’imagine.

D’ailleurs, on dit souvent « j’ai mal à l’ovaire », mais c’est souvent un raccourci de langage pour décrire une gêne plus large dans le bas-ventre.

Les hormones : la cause première, mais pas la seule

On ne va pas se mentir, la chute des œstrogènes est souvent la coupable idéale. Cette baisse hormonale radicale assèche et fragilise tous nos tissus pelviens, entraînant une perte d’élasticité et des sensibilités inédites au niveau des muqueuses.

Ces bouleversements intimes créent des douleurs diffuses, parfois difficiles à localiser précisément. C’est, hélas, une conséquence directe des chamboulements de la périménopause et de la ménopause sur notre anatomie interne.

Pourtant, attention aux fausses pistes car nos organes sont très proches les uns des autres. La gêne peut venir de l’intestin ou de la vessie, même si on a l’impression de ressentir les douleurs aux ovaires à la ménopause.

Pourquoi spécifiquement le côté gauche ?

Vous vous demandez pourquoi ça tire à gauche ? C’est une question d’anatomie : ce côté de notre abdomen est très « peuplé ». L’ovaire gauche a pour voisin direct la dernière partie du côlon, le sigmoïde.

Le lien est vite fait : une simple accumulation de gaz ou une petite inflammation intestinale peut irradier pile à cet endroit. On croit à un problème gynéco, alors que c’est souvent une douleur ovarienne gauche d’origine purement digestive.

À droite, on pense tout de suite à l’appendicite. Mais à gauche, l’origine est plus souvent intestinale ou liée à nos douleurs dans le bas-ventre.

Quand la douleur vient vraiment de la sphère gynécologique

Maintenant qu’on a élargi le champ des possibles, revenons à la sphère gynécologique. Car oui, parfois, la cause est bien là où on pense.

Kystes et fibromes : les fantômes du passé ?

On croit souvent être tranquilles, mais les kystes ovariens peuvent subsister ou se former même après la ménopause. Heureusement, la plupart restent bénins et fonctionnels, sans gravité immédiate pour notre santé.

Le problème surgit s’ils se tordent ou se rompent brutalement. Un kyste dermoïde peut grossir en silence avant de déclencher une douleur intense, comme le montre un cas clinique récent. C’est là qu’il faut réagir vite.

Parlons aussi des fibromes utérins : ils régressent souvent, c’est vrai, mais peuvent encore provoquer une sensation de pesanteur désagréable.

L’endométriose : elle peut persister après la ménopause

C’est une idée reçue tenace : on croit que l’endométriose disparaît avec les règles. Pourtant, ce n’est pas toujours le cas. Elle peut persister ou se réactiver, notamment sous l’effet d’un traitement hormonal substitutif.

Les chiffres parlent : L’endométriose est observée chez 2 à 5% des femmes post-ménopausées. Pour 85% d’entre elles, cela se manifeste par des douleurs pelviennes chroniques, selon une thèse de doctorat en médecine. C’est loin d’être anodin.

La localisation ovarienne, l’endométriome, reste fréquente et devient une source de douleurs pour cette affection gynécologique chronique parfois oubliée.

Le grand oublié : le relâchement du plancher pelvien

C’est un sujet dont on parle peu. La chute d’œstrogènes affaiblit les muscles et ligaments qui soutiennent nos organes : c’est le plancher pelvien. Cette structure perd de sa tonicité, ce qui impacte notre confort intime.

Cet affaiblissement crée une sensation de pesanteur, de tiraillement dans le bas-ventre. On a l’impression que « quelque chose pèse », et on l’attribue à tort à l’ovaire. C’est une confusion classique qui nous induit en erreur.

Le prolapsus, ou descente d’organes, survient parfois comme une conséquence directe de ce relâchement. Il accentue cette gêne et nous rappelle que notre périnée a besoin d’attention.

Quand vos intestins et votre vessie s’en mêlent

Si votre gynécologue écarte un problème de son côté, il est temps de regarder les voisins. Souvent, la clé du mystère se trouve dans notre système digestif ou urinaire.

Troubles digestifs : un dialogue constant avec notre ventre

Avec la ménopause, le transit appuie souvent sur la pédale de frein. Ce ralentissement favorise l’apparition de ballonnements, les gaz et la constipation chronique. Ces tensions internes finissent par se répercuter douloureusement sur toute la zone abdominale.

Le le syndrome de l’intestin irritable à la ménopause peut aussi s’intensifier durant cette période charnière. Il provoque des crampes spasmodiques qui, anatomie oblige, se localisent fréquemment sur le côté gauche.

Il ne faut pas négliger la piste de la diverticulite. C’est une inflammation de petites poches du côlon, souvent situées à gauche, causant une douleur très localisée et persistante.

Infections urinaires : une fragilité nouvelle

Le lien est mécanique : la baisse d’œstrogènes affine et fragilise la muqueuse de la vessie et de l’urètre. Sans cette protection naturelle, on devient nettement plus sujettes aux infections urinaires ou cystites à répétition.

Ne vous y trompez pas, une cystite ne se limite pas toujours à des brûlures en urinant. Elle peut provoquer une douleur sourde, lourde et constante, ancrée dans le bas-ventre.

Apprendre à décoder les signaux

Faire la différence entre ces maux n’est pas une mince affaire, je vous l’accorde. Cependant, certains indices corporels, comme le type exact de douleur ou les symptômes associés, peuvent nous orienter.

J’ai conçu ce tableau pour vous aider à y voir plus clair. Utilisez-le pour faire un premier tri avant d’aller consulter votre médecin.

Guide de décodage : d’où vient ma douleur au bas-ventre gauche ?
Symptôme principal Piste gynécologique (ovaire, utérus, périnée) Piste digestive (intestin) Piste urinaire (vessie)
Douleur vive, en coup de poignard Torsion de kyste, rupture de kyste Crise de diverticulite aiguë Calcul rénal qui descend
Pesanteur, douleur sourde et continue Fibrome, prolapsus (descente d’organes), endométriose Constipation chronique, syndrome de l’intestin irritable Infection urinaire (cystite)
Crampes, spasmes Douleurs liées à l’endométriose Syndrome de l’intestin irritable, gaz Spasmes de la vessie
Symptômes associés Saignements, douleur pendant les rapports Ballonnements, modification du transit (diarrhée/constipation) Brûlures en urinant, envies fréquentes

Nos solutions pour apaiser les douleurs et retrouver le confort

Comprendre, c’est bien. Agir, c’est mieux ! Heureusement, nous avons plus d’un tour dans notre sac pour calmer ces douleurs et retrouver un peu de sérénité.

Les gestes simples qui changent tout

On sous-estime souvent l’impact immédiat de la chaleur sur le corps. Une bouillotte ou un bain chaud est notre meilleur allié. La chaleur détend les muscles contractés, qu’ils soient utérins ou intestinaux, et calme la douleur.

Encourager le mouvement est aussi une clé du soulagement. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, rester inactive n’aide pas. Une marche douce libère des endorphines, nos anti-douleurs naturels.

Je dois aussi insister sur l’hydratation quotidienne. Boire beaucoup d’eau est fondamental. Cela aide le transit et prévient les infections urinaires.

Pour moi, la bouillotte et les tisanes de gingembre ont été une révélation. Des gestes simples, mais qui ont vraiment calmé ces tiraillements incessants.

L’alimentation : notre première médecine

Il faut mettre l’accent sur une alimentation anti-inflammatoire. Privilégier les oméga-3 (poissons gras, huile de lin), les fruits et légumes colorés. Ils aident à calmer l’inflammation de bas grade.

Il faut aussi savoir identifier les ennemis de notre confort. Limiter le sucre, l’alcool et les produits ultra-transformés. Ils nourrissent l’inflammation et peuvent aggraver les troubles digestifs.

Surtout, il ne faut pas oublier les fibres ! Elles sont essentielles pour un bon transit. Penser aux légumes verts, aux légumineuses et aux céréales complètes.

Prendre soin de son plancher pelvien

Il faut revenir sur l’importance du périnée. Il est temps de s’occuper de ces muscles invisibles mais si importants.

Parlons sans tabou de la rééducation périnéale. Ce n’est pas réservé au post-partum ! Un kinésithérapeute ou une sage-femme peut nous guider.

On peut aussi mentionner les exercices de Kegel à faire chez soi. C’est une routine simple pour renforcer son plancher pelvien, améliorer le soutien des organes et diminuer les sensations de pesanteur.

  • Appliquer une bouillotte chaude sur le bas-ventre pour détendre les muscles.
  • Pratiquer une activité physique douce comme la marche ou le yoga pour libérer des endorphines.
  • Adopter une alimentation riche en fibres (légumes, grains entiers) pour faciliter le transit.
  • Boire au moins 1,5 litre d’eau par jour pour soutenir les systèmes urinaire et digestif.

Le rendez-vous médical : quand consulter et comment se préparer ?

Même si on peut faire beaucoup de choses soi-même, il y a des moments où l’avis d’un professionnel est indispensable. Savoir reconnaître ces moments est la clé pour prendre soin de soi en toute sécurité.

Les signaux d’alerte à ne jamais ignorer

On a souvent tendance à minimiser, mais l’automédication a ses limites. Certaines douleurs, comme une douleur ovaire gauche ménopause persistante, ne doivent pas attendre. La vigilance est notre meilleure alliée.

Voici les « drapeaux rouges » qui doivent impérativement motiver une consultation rapide auprès de votre médecin.

  • Une douleur soudaine, intense et insupportable.
  • saignements vaginaux, même minimes, après la ménopause
  • Une perte de poids inexpliquée et rapide.
  • De la fièvre ou des frissons accompagnant la douleur.
  • Une fatigue anormale qui s’installe.

C’est un signe d’alerte à ne pas négliger.

Préparer sa consultation pour un diagnostic efficace

Pour aider le médecin, il faut arriver préparée. Pensez à noter les détails de votre douleur avant le rendez-vous, car on oublie souvent l’essentiel une fois dans le cabinet.

Anticipez les questions à se poser : Depuis quand ? La douleur est-elle constante ou intermittente ? Est-elle liée aux repas, à l’effort ? Sur une échelle de 1 à 10, quelle est son intensité ?

En fait, plus on est précise dans nos descriptions, plus on aide le médecin à nous aider.

Les examens possibles : à quoi s’attendre ?

Il faut démystifier le parcours de soin pour ne pas stresser inutilement. Le médecin commencera par un examen clinique et un interrogatoire précis sur vos antécédents.

Ensuite, il pourra demander une échographie pelvienne pour visualiser les ovaires et l’utérus, une analyse d’urine ou une prise de sang pour compléter le bilan.

Parfois, l’IRM pelvienne est requise comme examen plus poussé. Il est souvent utilisé pour confirmer un diagnostic d’endométriose ou explorer une masse suspecte avec précision.

Toute douleur pelvienne qui s’installe après la ménopause mérite un avis médical. Mieux vaut consulter pour rien que de passer à côté de quelque chose d’important.

Finalement, cette douleur à gauche est souvent plus impressionnante que grave. Mais souvenons-nous qu’après la ménopause, notre corps change et mérite toute notre attention. Au moindre doute, parlez-en à votre médecin : c’est le meilleur moyen de retrouver l’esprit tranquille. Prenez soin de vous, on ne le fera pas à notre place !

Est-ce normal d’avoir encore mal aux ovaires à la ménopause ?

On pourrait penser qu’une fois la ménopause installée, nos ovaires se font oublier, mais ce n’est pas toujours le cas. Ressentir des douleurs n’est pas « normal » au sens physiologique, car l’activité ovarienne est censée être à l’arrêt, mais c’est une plainte fréquente. Souvent, cette douleur est un « trompe-l’œil » : la chute des œstrogènes assèche les tissus et crée des tensions ligamentaires que l’on confond aisément avec une douleur ovarienne.

Pourquoi ai-je mal spécifiquement du côté gauche ?

C’est une question très pertinente. Le côté gauche de notre abdomen est particulièrement encombré : l’ovaire gauche y côtoie le côlon sigmoïde (la dernière partie de l’intestin). Avec le ralentissement du transit fréquent à la ménopause, une constipation ou des gaz peuvent créer une pression qui irradie exactement dans cette zone, imitant parfaitement une douleur gynécologique.

Qu’est-ce qui peut provoquer ces douleurs dans le bas-ventre si je n’ai plus mes règles ?

Les causes sont multiples et ne se limitent pas à nos ovaires. Si les kystes ou des résidus d’endométriose peuvent être en cause, il faut souvent regarder ailleurs. Le relâchement du périnée (prolapsus) crée une sensation de pesanteur désagréable, tandis qu’une vessie fragilisée ou des troubles digestifs (syndrome de l’intestin irritable) sont souvent les véritables responsables de ces tiraillements.

Que deviennent nos ovaires après l’arrêt des règles ?

Ils prennent une retraite bien méritée ! Concrètement, ils s’atrophient, c’est-à-dire qu’ils diminuent de volume et cessent de libérer des ovules. Cependant, ils ne disparaissent pas et peuvent parfois rester le siège de petits kystes fonctionnels ou réagir si vous suivez un traitement hormonal substitutif.

À quel moment faut-il vraiment s’inquiéter et consulter ?

Il faut rester vigilante sans céder à la panique. Si la douleur est brutale et intense, ou si elle s’accompagne de saignements vaginaux (même minimes), de fièvre ou d’une perte de poids inexpliquée, on ne tergiverse pas. Ce sont des signaux d’alerte qui nécessitent un avis médical rapide pour écarter des pathologies plus sérieuses.

Quels sont les meilleurs gestes pour soulager la douleur ?

On revient aux basiques qui font du bien. La chaleur est notre meilleure alliée : une simple bouillotte sur le bas-ventre permet de détendre les contractures musculaires et intestinales. Pensez aussi à bouger doucement, comme avec la marche ou le yoga, pour libérer des endorphines, et veillez à boire beaucoup d’eau pour aider votre transit et votre système urinaire.

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